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DIAMNIADO : VILLE NOUVELLE

À 30 km au Sud-Ouest de Dakar, Son Excellence le Président Macky SALL a lancé la construction d’une ville nouvelle :  le nouveau pôle urbain de Diamniadio.

Il s’étend sur une superficie de plus de 2500 hectares et doit accueillir à terme 300 000 habitants. La panoplie d’équipements publics à venir est impressionnante : centre administratif et cité des affaires, université, hôpitaux, zone industrielle, infrastructures culturelles…


ARRONDISSEMENT (I)

CLUSTER 1 : Industrie de l’Evènementiel


  • Equipements structurants
    • CICAD (Centre de Conférence déjà opérationnel)
    • Hôtel cinq étoiles (Radisson Blu opérationnel)
    • Le parc des expositions « Dakar Expo Center »
    • Le golf club
    • La Vaccinopole
    • La cité du savoir
    • Le parc numérique (en phase de mise en œuvre)
    • Une sphère ministérielle (opérationnel)
    • Le quartier diplomatique
    • Des parcs d’attraction
    • Des centres commerciaux
    • Un centre culturel
    • Des programmes immobiliers (en phase de mise en œuvre)

ARRONDISSEMENT (II)

CLUSTER 2 : Enseignement  Supérieur, Science, Technologies, Recherche Innovation


  • Equipements structurants
    • Deuxième université de Dakar (université Amadou Moctar MBOW)
    • Une sphère ministérielle
    • Le CHU Dakar Médical City
    • Des résidences universitaires privées
    • La gare emblématique de Diamniadio
    • Le quartier de la gare
    • Des parcs d’attraction et de loisirs
    • Un shopping Mali
    • Des programmes immobiliers (en phase de mise en œuvre)
    • Une bibliothèque nationale
    • Un complexe de cinéma
    • Une école des arts
    • Un centre culturel

ARRONDISSEMENT (III)

CLUSTER 3 : Industrie et Logistique


  • Equipements structurants
    • Le parc industriel (en phase de mise en œuvre)
    • Le marché d’intérêt national
    • La gare de gros  porteurs (en phase de mise en œuvre)
    • Le parc des services pour les PME-PMI
    • La caserne de gendarmerie
    • Le centre de loisirs avec un club house
    • Des centres commerciaux
    • Des programmes immobiliers (en phase de mise en œuvre)

ARRONDISSEMENT (IV)

CLUSTER 4 : Centre financier et juridique, Quartier des Affaires


  • Equipements structurants
    • Banques
    • Compagnies d’assurance
    • Parc d’attraction
    • Un institut de recherches médicales
    • Des centres commerciaux
    • Des cabinets d’expertises (juridique, fiscal, immobilier etc.)
    • Un stade omnisport « Dakar ARENA »(opérationnel)
    • Des programmes immobiliers (en phase de mise en œuvre)

MISE A DISPOSITION DE 100.000 LOGEMENTS SOCIAUX



LE SÉNÉGAL ACHÈVE LE PLUS GRAND PARC ÉOLIEN D’AFRIQUE DE L’OUEST

Publié par Matteo Maillard le, 08/01/2020  Journal Le Monde

Au bout de la route, d’immenses mâts blancs. C’est Taïba Ndiaye, le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest. Bientôt, ses 46 éoliennes seront au complet, prêtes à injecter 15 % d’énergie supplémentaire dans le réseau électrique du Sénégal. Et, dès juin 2020, ce projet phare de 200 milliards de francs CFA (342 millions d’euros) fournira 158 mégawatts.

Premier projet éolien à échelle industrielle du pays, Taïba Ndiaye confirme l’ambition du Sénégal de se positionner en plate-forme régionale des énergies vertes. Depuis son élection en 2012, le président Macky Sall a déjà inauguré quatre centrales solaires, dont la plus grande de la sous-région. A terme, les énergies renouvelables devraient composer 30 % du mix énergétique du pays, et Taïba Ndiaye en fournira la moitié.

« Ça a changé nos vies »

Mais « il aura fallu dix ans pour convaincre », se souvient Yassine Majdallah, directeur de la centrale de Taïba Ndiaye. En 2007, une petite équipe de promoteurs franco-sénégalais découvre le potentiel de la région côtière de Thiès (à 86 km au nord de Dakar), balayée par l’harmattan et les vents atlantiques. Leur vitesse, entre 8 et 20 mètres par seconde (m/s), est idéale pour la production d’énergie. Alors, rapidement, sept hectares de champs de manioc, de maïs et d’arachide sont négociés avec les populations afin d’y implanter les turbines. En 2016, Lekela, une société spécialisée dans l’éolien, qui a déjà bâti des parcs similaires en Afrique du Sud, en Egypte et au Ghana, signe un contrat d’achat d’énergie avec la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

BALLON D’OR 2019

L’Ambassade de la République du Sénégal à Pretoria félicite chaleureusement le compatriote Sadio MANE qui vient de remporter le prestigieux Ballon d’Or 2019.

Ce couronnement, au-delà d’un exploit individuel, est la conséquence d’une bonne politique sportive menée par le gouvernement du Sénégal. Il honore tout le peuple sénégalais mais aussi le monde du football africain.

Toutes nos félicitations!!!

MESSAGE DE VŒUX DE SON EXCELLENCE MADAME SAFIATOU NDIAYE, AMBASSADEUR DU SENEGAL EN AFRIQUE DU SUD

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE LE PRESIDENT MACKY SALL A L’OCCASION DU NOUVEL AN

Mes chers compatriotes,
Je suis heureux de vous adresser mon message de vœux à l’occasion du nouvel an.

D’abord, je me joins à vous en prières, pour le repos de l’âme de nos chers disparus et le prompt rétablissement de nos malades.
Je pense à toutes celles et à tous ceux dont les conditions de vie difficiles nous rappellent le devoir de solidarité qui nous lie.

Je salue et encourage nos vaillantes Forces de défense et de sécurité, engagées au service de la nation et de la paix dans le monde.
Cette année a été marquée par l’échéance électorale du 24 février, que nous avons franchie dans le calme et la sérénité. Le mérite vous revient, mes chers compatriotes. Rendons donc grâce à Dieu.

Pour ma part, je vous réitère mon engagement à vous servir et à préparer avec vous LE RENDEZ-VOUS AVEC L’AVENIR ou LIGGÉEYAL ËLLËK.

Préparer l’avenir, c’est d’abord réussir les plus larges convergences possibles autour des grandes questions d’intérêt national au cœur des politiques publiques. C’est tout le sens de l’appel au dialogue national que j’ai lancé au lendemain du scrutin présidentiel.

Le 26 décembre, j’ai installé le Comité de pilotage du dialogue qui servira de cadre de facilitation des échanges sur les différentes thématiques à l’ordre du jour.

Je salue l’engagement de toutes les forces vives de la Nation dans ce dialogue. Avec la bonne volonté de tous, j’ai confiance qu’à l’issue des trois mois que dureront les concertations, nous parviendrons à de nouveaux consensus pour conforter l’expérience démocratique et le progrès économique et social de notre pays.

Préparer l’avenir, c’est aussi consolider notre marche vers une émergence solidaire et inclusive, ce que j’appelle le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous. En dépit d’une conjoncture mondiale difficile, nous gardons résolument le cap sur la voie du développement économique et social.

Les fondamentaux de notre économie restent solides, avec une inflation maîtrisée, un endettement prudent et productif, la réduction constante du déficit budgétaire, de 6,7% en 2011, à 3,7% en 2019, et un taux de croissance encore supérieur à 6% cette année.

Mais nous devons aller de l’avant et plus vite ; car pour les peuples qui marchent à l’appel de leur destin, le progrès se mesure par leur capacité de presser le pas pour mieux répondre au commandement de l’histoire.

Aujourd’hui, nous sommes à une étape de notre marche où l’histoire nous commande d’atteindre l’objectif d’émergence à l’horizon 2035, pour nous libérer, par le travail, des avatars de la pauvreté et du sous-développement.

Préparer l’avenir, c’est également assumer nos responsabilités en tant qu’africains, soixante ans après les indépendances, à travers une intégration économique régionale plus forte et plus solidaire.

Je salue, à cet égard, le processus de création d’une monnaie unique ouest-africaine, l’Eco, à partir de 2020. C’est une heureuse perspective. Au demeurant, d’ici l’entrée en vigueur effective de l’Eco, rien ne changera quant à la parité fixe de notre monnaie.

Préparer l’avenir, c’est cultiver l’esprit de diligence dans l’administration et consolider la gouvernance sobre et vertueuse que nous avons érigée en principe de gestion des affaires publiques.
Il nous faut rompre avec la routine bureaucratique pour une action publique plus diligente et plus efficace.

Je tiens, en particulier, à l’application intégrale du programme de dématérialisation des procédures et formalités administratives.
Nous serons au rendez-vous de 2035 en marchant au rythme du fast track. Parce que rien ne peut attendre. Tout est urgent et prioritaire.

De même, la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’Etat se poursuit. Déjà, la facture téléphonique de l’administration a été réduite de façon substantielle. Le même effort est en cours pour les dépenses en électricité, parc automobile et logements administratifs.

Les économies ainsi réalisées serviront à renforcer le financement de nos programmes sociaux.

Préparer l’avenir, c’est enfin poursuivre la consolidation des bases productives de notre économie.

La modernisation progressive des secteurs vitaux de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche nous rapproche de l’objectif d’autosuffisance alimentaire.

Malgré une saison des pluies tardive, les niveaux de production sont satisfaisants. En soutien aux producteurs, le prix plancher du kilogramme d’arachides est maintenu à 210 francs.

Grâce aux efforts de mécanisation, de certification des semences, de subvention des intrants, de diversification des spéculations et de multiplication des fermes rurales, les performances de notre agriculture restent constantes.

Elles seront davantage renforcées avec la mise en place de l’Agropole Sud pour soutenir la création de chaînes de valeurs par la transformation locale de produits agricoles dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

La réalisation de projets d’infrastructures sur l’ensemble du territoire national se poursuit, parce qu’elle est indispensable à l’émergence.

Ainsi, en plus des projets achevés en 2019, plus de trente chantiers sont actuellement en cours, de la dorsale du daandé maayo sur la rive du fleuve Sénégal au nord, au Bus Rapide Transit à Dakar, et aux boucles du Boudié, du Fouladou et des Kalounayes au sud ; en attendant le lancement prochain du grand projet autoroutier Mbour-Fatick-Kaolack.

Sur le volet ferroviaire, je me réjouis d’annoncer qu’en accord avec la République sœur du Mali, le chemin de fer Dakar-Bamako sera bientôt réhabilité et modernisé dans des conditions qui assurent sa rentabilité et sa pérennité.

L’énergie est un autre pilier essentiel de l’émergence. Grâce aux efforts soutenus d’investissement et de réforme, nous avons redressé le secteur et nettement amélioré ses performances, avec une puissance installée de 1229 MW.

Après l’hydroélectricité et le solaire, notre pays entre dans l’ère de l’éolienne, avec la mise en service de 55 MW sur les 158 MW prévus à la centrale de Taïba Ndiaye.

En outre, le gouvernement est en train de mettre en place une stratégie de conversion du gaz en électricité ; ce qui nous permettra, dès le démarrage de notre propre production de gaz, en 2022-2023, d’être à l’abri des fluctuations des prix de l’électricité dues à la conjoncture internationale.

D’ici là, nous devrons investir 600 milliards de FCFA afin que nos compatriotes qui vivent encore à l’ère de la bougie et de la lampe à pétrole accèdent, enfin, à l’électricité. C’est cela aussi le Sénégal pour tous.

Et c’est dans ce contexte que la subvention au secteur a été réduite ; d’où un ajustement des tarifs pour certaines catégories d’abonnés. Je précise que cette mesure n’entrainera aucune hausse du prix de l’électricité pour tous les abonnés relevant de la tranche sociale.

Ma vision d’un développement solidaire et inclusif reste intacte, pour l’accès universel à cinq objectifs majeurs à l’horizon 2025 : accès à l’eau et à l’assainissement, accès à l’électricité, aux services de transport, à la santé, et à l’éducation ; une éducation de qualité, qui prépare mieux notre jeunesse à l’employabilité et à la vie productive.

Ainsi, l’année 2020 verra l’ouverture de 13 Centres de formation professionnelle, et le lancement des travaux pour 15 autres, au titre du Programme de 45 Centres départementaux de formation professionnelle.

Nos instruments de solidarité, de justice sociale et d’équité territoriale seront aussi renforcés.

Avec un budget de plus de 300 milliards de fcfa pour sa Phase 2, le PUDC continuera de doter les zones de vulnérabilité rurale et urbaine en pistes de désenclavement, forages, électricité et équipements divers.

Il est heureux de constater qu’au-delà de sa vocation de solidarité, le PUDC contribue à faire émerger une véritable économie rurale, par la création d’activités génératrices de revenus.

C’est l’une des finalités de ce Programme : sortir les populations vulnérables de la pauvreté, afin que les bénéficiaires d’aujourd’hui, deviennent les producteurs de demain.

Mes chers compatriotes,

La protection de la condition féminine et de l’enfance reste un défi de notre temps.

Nous devons mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles, et mieux protéger l’enfance.

Les femmes, les filles, sont nos mères, nos épouses, nos enfants. Elles constituent l’autre moitié sans laquelle notre tissu social est incomplet et méconnaissable. Dès lors, violenter une femme, violenter un enfant, c’est froisser et abîmer notre tissu social.

C’est pourquoi j’ai soumis à l’Assemblée nationale, qui l’a adopté hier à l’unanimité, un projet de loi qui criminalise désormais les actes de viol et de pédophilie. Ainsi, les peines applicables à ces actes ont été considérablement alourdies, sans possibilité de sursis.

Je suis tout autant déterminé à poursuivre la lutte contre le phénomène des enfants de la rue et leur maltraitance.

De même, s’agissant de la criminalité organisée, les services de l’Etat restent mobilisés contre le trafic de drogues et autres flux illicites. Aucun répit ne sera laissé aux trafiquants dans la lutte contre ces fléaux.

Ce soir, mes chers compatriotes, je souhaite aussi vous entretenir du Sénégal zéro déchet, le Sénégal propre.

Ce Sénégal est possible si nous y travaillons et si chacun de nous considère le pays comme sa propre demeure.

Je lance un appel solennel à une mobilisation nationale et citoyenne contre l’insalubrité et l’occupation anarchique de la voie publique. J’y invite instamment les élus locaux et les mouvements associatifs.

Comme vous le savez, le Gouvernement a déjà engagé les opérations de désencombrement. Elles seront poursuivies sur l’ensemble du territoire national avec l’appui de l’administration et des collectivités territoriales.

Un programme d’aménagement paysager urbain, de traitement et de valorisation des déchets, sera aussi mis en place sans délai, pour des villes vertes, zéro déchet.

En outre, le gouvernement proposera un projet de loi portant sur la création d’une Brigade spéciale de lutte contre les encombrements, l’aménagement de fourrières et la modification des amendes pour encombrement de la voie publique.

A travers les mouvements associatifs qui mènent des actions régulières de nettoiement et d’entretien de nos espaces publics, vous êtes nombreux à montrer que le Sénégal peut et mérite d’être plus propre.

Je salue ces belles initiatives citoyennes. Pour soutenir cet élan volontariste et l’inscrire dans la durée, j’ai instauré le Grand Prix du Président de la République pour la Propreté et la Journée mensuelle du nettoiement, dont la première édition se tiendra dès ce samedi 4 janvier 2020. Je vous invite à y participer massivement.

Mes chers compatriotes,

Alors que nous passons paisiblement la fin de l’année, d’autres peuples n’ont pas cette chance. Je pense, en particulier, à nos frères et sœurs de pays de la sous-région durement éprouvés par le deuil et l’angoisse d’attaques terroristes meurtrières.

En votre nom et au mien propre, je leur renouvelle nos sentiments fraternels de solidarité et de compassion.

La violence qui secoue le monde doit constamment nous rappeler la chance que nous avons de vivre en paix, et la responsabilité qui nous incombe de la préserver.

Nous en sommes à la fois les héritiers et les gardiens ; parce que cette paix est un legs que nous ont laissé les générations passées ; un legs qu’il nous faut entretenir et transmettre aux générations futures.

C’est dans cet esprit, mes chers compatriotes, que je vous adresse mes vœux ; vœux de paix, d’abord ; de bonne santé, de bien-être et de réussite, ensuite.

Et avec vous, je souhaite que la paix et la sécurité continuent de régner sur notre cher pays, afin qu’il reste toujours paisible et stable, uni et en marche vers un destin radieux. Bonsoir et déwéneti.

FORUM DBSA EN PARTENARIAT AVEC LA BNDE LE 4 DECEMBRE 2019 A DAKAR

Intervention de Son Excellence Madame Safiatou NDIAYE, Ambassadeur du Sénégal en Afrique du Sud sur les opportunités d’investissement au Sénégal.

ACHILLE MBEMBE : PROFONDE GRATITUDE À LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL

 

C’est toujours délicat de traiter en public d’affaires privées. Mais la nouvelle est à présent publique.

À la République du Sénégal, je voudrais donc publiquement exprimer ma tres profonde gratitude.

Le Sénégal représente un très grand pays dans notre histoire intellectuelle, artistique et culturelle. Il nous a légué certains de nos plus grands penseurs et écrivains, des femmes et des hommes sans lesquels il nous aurait été difficile d’aller fièrement au-devant du monde, et de dialoguer avec celui-ci les yeux ouverts.

J’ai, pour ma part, puisé à pleines mains dans ce riche héritage et j’ai, plus que de raison, été l’objet des soins de ce pays.

J’ai, à titre d’exemple, passé des années cruciales de ma propre vie à Dakar, l’une des rares ‘villes ouvertes’ de notre continent. J’habitais à Yoff, tout près de l’aeroport Léopold Sedar Senghor. Mes deux voisins étaient le romancier et cinéaste Sembene Ousmane et
le grand sculpteur Ousmane Sow. Je travaillais non loin de l’Universite Cheikh Anta Diop.

Le premier Président camerounais, Ahmadou Ahidjo, repose dans un cimetière non loin de Yoff. Et l’un de mes premiers gestes en arrivant à Dakar en 1996 consista à aller me recueillir sur sa tombe, alors même qu’en rapport avec ceux dont je suis le descendant en esprit, il fit preuve d’une grande cruauté.

Dans un autre des cimetières dakarois repose l’un de mes amis intellectuels les plus proches, Tshikala Kayembe Biaya, Congolais ne dans le Kasai, et sans doute l’un des esprits les plus curieux de son époque.

Je retourne à Dakar chaque fois que j’en ai l’occasion et je suis fier de contribuer au rayonnement intellectuel du Sénégal et de l’Afrique par le biais, entre autres, des Ateliers de la pensée de Dakar qu’avec Felwine, nous avons mis en place.

Pas une seule fois au cours de ces longues années aurai-je été traité comme un étranger.

Nous ne choisissons ni le lieu de notre naissance, ni nos parents. Je suis né en Afrique. L’Afrique est notre promesse à tous et à toutes. Mon sort est lié au sien tout comme à celui de notre monde dans son ensemble. Avec beaucoup d’autres, mon grand rêve est qu’elle se mette debout sur ses propres jambes et qu’elle devienne sa puissance propre, un vaste espace de libre séjour et de libre circulation pour tous ses enfants.

Ainsi, chacun d’eux comptera véritablement et, bravant des risques mortels, aucun ne sera obligé de se transporter au loin, dans des pays où nul ne l’attend, ou nul ne veut de lui, et où de toutes les façons, il finira par être brutalisé et à jamais blesse.

Beaucoup d’entre nous, le long du chemin, sont contraints ou choisissent de vivre loin de leur pays de naissance. Certains optent pour d’autres nationalités. Je suis fier que le Sénégal – et donc l’Afrique – m’offre un abri et un lieu de repos pour l’esprit, un lieu où je ne suis pas mis constamment en demeure de justifier qui je suis, voire persécuté.

Je ne reviendrai pas sur la façon dont le Cameroun aura traité certains de ceux qui sont passés avant nous – Ruben Um Nyobe, Félix Moumie, Abel Kingue, Osende Afana, Mongo Beti, Engelbert Mveng, Jean-Marc Ela, Fabien Eboussi Boulaga et plusieurs autres. Je n’evoquerai pas l’extraordinaire calvaire ni le stress et l’angoisse qu’éprouvent les siens qui vivent à l’exterieur des qu’il s’agit d’obtenir des papiers ou de les renouveler.

Qu’un État normalement constitué choisisse consciemment d’exposer les siens de cette manière en ces temps de suspicion de l’étranger, de nationalisme régressif et de cloture identitaire, voilà quelque chose qu’il m’est très difficile de comprendre.

Je voudrais, avec d’autres, nourrir l’espoir qu’un jour prochain, il en ira autrement.

(autre article)

Visite de M. ACHILLE MBEMBE à l’Ambassade du Sénégal à Pretoria

REMERCIEMENTS DU PR CHEIKH MBOW – DIRECTEUR DE FUTURE AFRICA

 

Madame l’Ambassadeur Safietou Ndiaye

Je me permets de vous envoyer ce message pour vous remercier de m’avoir reçu aujourd’hui dans votre bureau avec la délégation de Future Africa de l’Université de Pretoria. C’est une chance pour moi d’avoir pu échanger avec vous et avec votre équipe Messieurs Diop, Ndiaye et Top qui nous ont manifesté d’une courtoise exceptionnelle. Je partage largement vos idées sur le rôle de la science et la culture en Afrique et suis heureux de servir la même cause que vous avez soutenue et défendue pendant de longues années.  Nos échanges ont été très plaisants et riches et je vous suis infiniment reconnaissant d’avoir partagé des idées fortes pour la transformation du Continent Africain.

Merci encore pour nous avoir reçu si chaleureusement.

Mes salutations les plus respectueuses!

Professeur Cheikh Mbow

Directeur Future Africa

LANCEMENT DU LICENSING ROUND

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