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ACHILLE MBEMBE : PROFONDE GRATITUDE À LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL

 

C’est toujours délicat de traiter en public d’affaires privées. Mais la nouvelle est à présent publique.

À la République du Sénégal, je voudrais donc publiquement exprimer ma tres profonde gratitude.

Le Sénégal représente un très grand pays dans notre histoire intellectuelle, artistique et culturelle. Il nous a légué certains de nos plus grands penseurs et écrivains, des femmes et des hommes sans lesquels il nous aurait été difficile d’aller fièrement au-devant du monde, et de dialoguer avec celui-ci les yeux ouverts.

J’ai, pour ma part, puisé à pleines mains dans ce riche héritage et j’ai, plus que de raison, été l’objet des soins de ce pays.

J’ai, à titre d’exemple, passé des années cruciales de ma propre vie à Dakar, l’une des rares ‘villes ouvertes’ de notre continent. J’habitais à Yoff, tout près de l’aeroport Léopold Sedar Senghor. Mes deux voisins étaient le romancier et cinéaste Sembene Ousmane et
le grand sculpteur Ousmane Sow. Je travaillais non loin de l’Universite Cheikh Anta Diop.

Le premier Président camerounais, Ahmadou Ahidjo, repose dans un cimetière non loin de Yoff. Et l’un de mes premiers gestes en arrivant à Dakar en 1996 consista à aller me recueillir sur sa tombe, alors même qu’en rapport avec ceux dont je suis le descendant en esprit, il fit preuve d’une grande cruauté.

Dans un autre des cimetières dakarois repose l’un de mes amis intellectuels les plus proches, Tshikala Kayembe Biaya, Congolais ne dans le Kasai, et sans doute l’un des esprits les plus curieux de son époque.

Je retourne à Dakar chaque fois que j’en ai l’occasion et je suis fier de contribuer au rayonnement intellectuel du Sénégal et de l’Afrique par le biais, entre autres, des Ateliers de la pensée de Dakar qu’avec Felwine, nous avons mis en place.

Pas une seule fois au cours de ces longues années aurai-je été traité comme un étranger.

Nous ne choisissons ni le lieu de notre naissance, ni nos parents. Je suis né en Afrique. L’Afrique est notre promesse à tous et à toutes. Mon sort est lié au sien tout comme à celui de notre monde dans son ensemble. Avec beaucoup d’autres, mon grand rêve est qu’elle se mette debout sur ses propres jambes et qu’elle devienne sa puissance propre, un vaste espace de libre séjour et de libre circulation pour tous ses enfants.

Ainsi, chacun d’eux comptera véritablement et, bravant des risques mortels, aucun ne sera obligé de se transporter au loin, dans des pays où nul ne l’attend, ou nul ne veut de lui, et où de toutes les façons, il finira par être brutalisé et à jamais blesse.

Beaucoup d’entre nous, le long du chemin, sont contraints ou choisissent de vivre loin de leur pays de naissance. Certains optent pour d’autres nationalités. Je suis fier que le Sénégal – et donc l’Afrique – m’offre un abri et un lieu de repos pour l’esprit, un lieu où je ne suis pas mis constamment en demeure de justifier qui je suis, voire persécuté.

Je ne reviendrai pas sur la façon dont le Cameroun aura traité certains de ceux qui sont passés avant nous – Ruben Um Nyobe, Félix Moumie, Abel Kingue, Osende Afana, Mongo Beti, Engelbert Mveng, Jean-Marc Ela, Fabien Eboussi Boulaga et plusieurs autres. Je n’evoquerai pas l’extraordinaire calvaire ni le stress et l’angoisse qu’éprouvent les siens qui vivent à l’exterieur des qu’il s’agit d’obtenir des papiers ou de les renouveler.

Qu’un État normalement constitué choisisse consciemment d’exposer les siens de cette manière en ces temps de suspicion de l’étranger, de nationalisme régressif et de cloture identitaire, voilà quelque chose qu’il m’est très difficile de comprendre.

Je voudrais, avec d’autres, nourrir l’espoir qu’un jour prochain, il en ira autrement.

(autre article)

Visite de M. ACHILLE MBEMBE à l’Ambassade du Sénégal à Pretoria

6ème FORUM INTERNATIONAL DE DAKAR SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE

Les 18 et 19 novembre 2019, le Président de la République du Sénégal Son Excellence Macky SALL présidera le Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) Diamniadio.

Y seront attendus,  le Président de la République Islamique de Mauritanie Son Excellence Mohamed Ould Ghazouani, invité d’honneur, ainsi que le Premier Ministre français Édouard Philippe.

Comme depuis 2014, Chefs d’État africains, Ministres français, militaires haut gradés en activité ou reconvertis dans le privé et chercheurs en tout genre se retrouveront à Dakar pour le Forum International sur la Paix et la Sécurité en Afrique.

Le Forum de Dakar 2019, offrira des échanges riches sur les grandes préoccupations sécuritaires du continent, avec en toile de fond la situation dans le Sahel.

Les communications seront axées sur  » la lutte contre le terrorisme au Sahel à l’heure des conflits inter communautaires : entre incompréhension et interrogations « .

VAGUE DE VIOLENCE EN AFRIQUE DU SUD : COMMUNIQUE DE L’AMBASSADE DU SENEGAL

LISTE DES PASSEPORTS DISPONIBLES

Voir la liste

COMMISSION D’ÉTABLISSEMENT DES PASSEPORTS BIOMETRIQUES

L’Ambassade de la République du Sénégal à Pretoria (Afrique du Sud) porte à la connaissance des ressortissants Sénégalais établis dans toute sa juridiction qu’une mission d’établissement des passeports biométriques séjournera à l’Ambassade du 15 au 30 juin 2019.

A cet effet, les compatriotes désireux de se faire établir un passeport sont invités à prendre les dispositions nécessaires pour la constitution du dossier qui doit comprendre :

Adulte

  • Nouvelle demande
    • Carte Nationale d’Identité(CNI) ou Extrait de naissance + R500 (timbre)
  • Renouvellement
    • Copie passeport (expiré ou expire dans au plus un an) + copie CNI ou Extrait de naissance + R500 (timbre)
  • Perte de passeport
    • Trouver certificat de perte + CNI ou Extrait de naissance R500 (timbre)

Enfant

  • Deux (2) photos
  • Autorisation parentale écrite (mineur de moins de 18 ans)
  • Extrait de naissance
  • Certificat de résidence
  • Copie CNI du père
  • R500 (timbre)

Horaires de dépôt

Lundi au Samedi : 08h30 – 13h30  ||  14h00 – 18h30

Dimanche : 09h00 – 14h00

1ER SALON DU PETROLE ET DU GAZ DE DAKAR

Salon du petrole et du gaz : 1ère Edition

Revue de presse

LE SÉNÉGAL VEUT PORTER SES CAPACITÉS DE RAFFINAGE À 3,5 MILLIONS DE TONNES PAR AN
Dakar, 12 juin (APS) – Le Sénégal prévoit de porter ses capacités de raffinage à 3, 5 millions de tonnes par an afin de pouvoir couvrir ses besoins ainsi que ceux de la sous-région en produits pétroliers de qualité, a annoncé son ministre du Pétrole et des Energies renouvelables dans une interview au quotidien ’’Le Soleil’’. 
« Des réflexions sont en cours pour porter la capacité de raffinage du pays à 3, 5 millions de tonnes par an avec un double objectif : couvrir l’ensemble des besoins du pays et de la sous-région et répondre aux nouvelles exigences de qualité des produits pétroliers », a notamment déclaré Mouhamadou Makhtar Cissé dans l’entretien paru mercredi.

La capacité actuelle de raffinage, assuré essentiellement par la Société africaine de raffinage (SAR), est de l’ordre de 1, 2 million de tonnes de produits pétroliers par an. 

« La SAR occupe déjà une place de choix dans notre secteur pétrolier en ce sens qu’elle couvre près de 45 % de nos besoins en produits pétroliers. Par ailleurs, elle assure l’approvisionnement en fuel-oil de toutes les centrales électriques et la moitié de nos importations en gaz butane », a indiqué Makhtar Cissé. 

Il a fait savoir que cette entreprise avait déjà, dans la perspective de l’exploitation des ressources pétrolières du pays, entamé un programme de rénovation et d’extension de ses installations pour traiter notamment le pétrole brut de Sangomar.

« Ainsi, dans le court terme, 33 000 barils par jour pourront être raffinés au niveau de ses installations, soit quasiment le tiers de la production attendue de Shelf Nord Edge (SNE, doté de réserves de 3, 7 milliards de barils dont 563 millions récupérables à partir de 2022) », a-t-il affirmé. 

Pour le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies, une telle stratégie sera payante en raison de l’économie attendue sur le temps de trajet des tankers et, partant, sur le coût du fret, la sécurisation de l’approvisionnement du pays et l’impact sur sa balance commerciale.AKS/ASB
LE SÉNÉGAL SERA DAVANTAGE ’’UN PAYS GAZIER’’ (MINISTRE)
Dakar, 12 juin (APS) – Le Sénégal sera davantage un pays gazier que pétrolier à la faveur de l’exploitation et la production à partir de 2022 de ses réserves en hydrocarbures estimées à 910 milliards de mètres cubes de gaz et à 3, 7 milliards de barils de pétrole, a souligné Moumadou Makhtar Cissé, ministre du Pétrole et des Energies dans une interview au quotidien Le Soleil.
’’Sur la base des découvertes faites au Sénégal en hydrocarbures, notre pays sera plus un pays gazier que pétrolier. Les découvertes pour le gaz sont en effet plus importantes. Le potentiel est de l’ordre de 910 milliards de mètres cubes. S’agissant du pétrole, les ressources en place sont estimées à environ 3, 7 milliards de barils pour le gisement SNE (Shelf Nord Edge)’’, a-t-il notamment expliqué dans l’entretien paru mercredi.

’’Nous avons 560 milliards de mètres cubes du gisement Grand Tortue-Ahmeyim, à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, à partager entre les deux pays (environ 280 milliards de mètres cubes pour chaque pays avec un début de production attendu pour 2022’’, a-t-il rappelé.

Concernant le Bloc de Cayar Offshore Profond, ’’nous avons respectivement 420 milliards de mètres cubes de ressources récupérables sur le gisement de Yakaar et 140 milliards sur celui de Teranga’’, a détaillé le ministre du Pétrole et des Energies.

Mouhamadou Makhtar Cissé y a ajouté les 70 milliards de mètres cubes de gaz naturel associé et non-associé pour le gisement de Shelf Nord Edge (SNE), situé à 90 kilomètres environ des côtes dakaroises, avec un début de production de gaz prévu à partir de 2024.

S’agissant du pétrole, il indiqué que les ressources en place sont estimées à environ 3, 7 milliards de barils pour SNE dont 2,5 milliards de barils de pétrole Fan-1.

’’Depuis 2014, SNE a fait l’objet d’évaluation (avec 8 puits d’exploration forés puis rebouchés). Les ressources récupérables sont évaluées à environ 563 millions de barils avec le démarrage de la production prévu en 2022’’, a fait savoir Cissé.

Selon lui, les ressources gazières découvertes au large du Sénégal, classent le pays au 5ème rang en Afrique et 27ème rang mondial sur la base de données de la revue statistique BP) dans le monde.

’’Globalement, nos ressources en hydrocarbures (pétrole et gaz réunis) placeraient notre pays au 7ème rang en Afrique et au 25ème rang au niveau mondial’’, a-t-il également soutenu.

’’Avec la mise en production de ces différentes découvertes, le Sénégal entrera dans la cour des grands pays producteurs d’hydrocarbures en Afrique en particulièrement de gaz’’, a-t-il insisté.AKS/OID
VERS DES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION DES POPULATIONS DES ZONES D’EXPLOITATION D’HYDROCARBURES
Dakar, 12 juin (APS) – Le ministre sénégalais du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, a annoncé le lancement prochain de campagnes d’information et de sensibilisation des populations des zones impactées par l’exploitation du pétrole et du gaz, notamment sur les mesures en lien avec la préservation de l’environnement.
« Nous allons engager des campagnes d’information et de sensibilisation sur ces questions (environnementales) avec les populations des zones concernées et discuter avec elles des opportunités que va leur offrir l’exploitation du pétrole et du gaz », a-t-il indiqué dans une interview parue mercredi au quotidien Le Soleil.

« Nous avons pris les dispositions nécessaires pour étudier, évaluer et dissiper les craintes des populations des zones impactées, particulièrement les pêcheurs, qui pourront aussi trouver des retombées considérables dans cette activité d’exploitation des hydrocarbures », a fait valoir Mouhamadou Makhtar Cissé.

Il a rappelé que le respect de l’environnement constituait une des priorités des parties concernées par l’exploitation des ressources, particulièrement pour l’Etat du Sénégal.

« Avant toute activité de recherche, de développement ou de production, le contractant est tenu par la loi de soumettre une étude d’impact environnemental et social à la Direction de l’environnement et des établissements classés », a-t-il rappelé.

Il a ajouté que cette étude devait identifier, évaluer les risques et proposer et convenir avec l’Etat et les populations impactées des mesures préventives et correctives. « Telle est la démarche suivie dans le cadre des zones d’exploitation de ressources halieutiques », s’est défendu le ministre du Pétrole et des Energies.

Selon Makhtar Cissé, un suivi rigoureux est fait à la suite de ces études par les structures compétentes de l’Etat et les compagnies pétrolières, notamment en matière d’impact environnemental et social.AKS/ASB
UCAD:DES UNIVERSITAIRES REVISITENT L’ŒUVRE DE L’ÉCRIVAIN CHEIKH HAMIDOU KANE
Dakar, 11 juin (APS) – Des universitaires et chercheurs africains et occidentaux prennent part à un colloque international qui s’est ouvert mardi à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, sur le thème ‘’Cheikh Hamidou Kane, questions d’avenir’’, trouvant là ainsi l’occasion de revisiter les œuvres de l’écrivain sénégalais, considérées comme des classiques ‘’majeurs’’ de la littérature africaine.  
Pour le professeur de littérature africaine à l’UCAD, Amadou Ly, la tenue de ce colloque s’explique par le fait que ‘’Cheikh Hamidou Kane est toujours en prise avec le réel’’. 

‘’Cheikh Hamidou Kane, âgé de 90 ans (né en 1928 à Matam) n’est pas ce patriarche qui à cet âge, selon Victor Hugo +est détaché de la terre et contemple les cieux+, il est encore en prise avec le réel et se préoccupe des devenirs des siens, les Dialobés, les Sénégalais, les Africains, voire de toute l’humanité’’, indique-t-il.  

A 90 ans, des écrivains comme Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Bernard Dadié, Victor Hugo, etc., ont été fêtés par l’ensemble de la communauté universitaire du monde, a-t-il rappelé.  

L’autre raison qui justifie la tenue de ce colloque international de trois jours (du 11 au 13 juin) à Dakar, est que les deux romans de Cheikh Hamidou Kane ‘’L’Aventure ambiguë’’, publié en 1961, et ‘’Les gardiens du temples’’, sorti 34 ans après, en1995, ‘’se préoccupent de l’avenir des hommes’’.  

‘’Ce sont des œuvres majeures qui sont lues dans toutes les universités du monde, mais qui ne se préoccupent pas d’autres choses que de l’avenir des hommes, de la résolution des grandes questions qui agitent le monde, à savoir la faim et la soif du monde, des esprits, la vie, la mort, l’identité, la sauvegarde des patrimoines culturels, etc’’, a-t-il souligné. 

La formulation du thème ‘’Questions d’avenir’’, est selon le professeur Amadou Ly suffisamment ‘’ouverte’’ pour permettre de prendre en charge le roman ‘’Les gardiens du temple’’, une préoccupation de l’écrivain Cheikh Hamidou Kane, ‘’déçu qu’on en parle pas assez’’.  

Diverses communications seront faites sur les deux romans ‘’L’Aventure ambiguë’’ et ‘’Les gardiens du temple’’, ainsi que sur la continuité qui les lie, l’actualité de ce dernier classique et l’humanisme africain avec la Charte du Mandé, etc. 

L’ancien ministre de la Culture, le professeur Abdoulaye Elimane Kane, estime que la réitération de cet hommage à Cheikh Hamidou Kane représente ‘’l’expression d’une fidélité et une volonté de magnifier la vie et l’œuvre d’un contemporain fondamental’’.  

Cheikh Hamidou Kane est ‘’un sage parmi les anges’’, a vanté l’universitaire américain Chantal Thompson de ‘’Brigham young university’’, qui enseigne depuis 24 ans l’œuvre de l’auteur. ‘’Il est le pont entre le monde mortel et le monde de l’ombre et de Dieu’’, a-t-elle déclaré.  

L’auteur Cheikh Hamidou Kane est venu honorer de sa présence cette cérémonie aux côtés de l’écrivain et dramaturge guinéen Djibril Tamsir Niane. 

Il s’est dit ‘’touché et reconnaissant’’ pour cet hommage des universitaires sénégalais, ivoirien, congolais, algérien, français et américain, mais surtout des nombreux jeunes étudiants heureux de prendre des selfies avec le doyen de la littérature sénégalaise. FKS/ADL/ASG

’’CHANT VESPÈRAL’’, LE NOUVEL RECUEIL DE POÉSIE DE ALIOUNE BADARA COULIBALY
Saint-Louis, 11 juin (APS) – L’écrivain Alioune Badara Coulibaly vient de mettre sur le marché un son nouveau intitulé ’’Chant vespéral’’, un recueil de 86 pages qui symbolise ’’un chant nouveau, une poésie neuve qui marque une ouverture et une rupture dans la poésie de l’auteur’’, indique son préfacier.
’’Le livre porte les empreintes de la trilogie des chants’’, soutient le professeur Banda Fall, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, dans sa préface consacrée à la nouvelle publication de l’écrivain saint-louisien. 

De l’auteur, natif de Saint-Louis, Pr Fall renseigne qu’il ’’reste fidèle à lui-même et à la parole poétique puisqu’il ne rompt pas avec son élan lyrique, ce vertigineux défilé d’images, d’interrogations oratoires et de brusques changements de rythme’’. 

Pour l’enseignant- chercheur, ce recueil de poèmes, est ’’un dialogue permanent du poète avec la Muse, ce qui confère à ce chant, toute sa singularité’’. 

’’Dans ce livre supposé être hors du cycle de Sénéfobougou, l’auteur revient encore sur Sénéfobougou qu’il tente de recréer’’, en référence au titre d’une de ses précédentes œuvres, ajoute-t-il.

Le professeur Banda Fall relève par ailleurs que ’’la thématique de l’écoulement du temps, liée à celle de la mort, est largement abordée’’ dans le livre de Alioune Badara Coulibaly, lauréat de plusieurs distinctions. 

Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie dont ’’Rayons de soleil sur Saint-Louis’’, ’’Rumeurs des Alizés’’, ’’Bon anniversaire, Sédar’’, ’’Sénéfobougou Natal’’, ’’Chant du soir’’, ’’Les larmes du cœur’’.Il a aussi publié un roman intitulé ’’Sur le long chemin de l’exode’’, entre autres. BD/ADL/BK

Le CN-ITIE pour que la lumière soit faite dans la l’octroi et aux opérations de cession des ressources naturelles.
Les membres du Comité National de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Sénégal (CN-ITIE) se sont réunis, sous la présidence du Pr Awa Marie Coll-Seck, ce mardi 11 Juin 2019, dans le cadre du processus de production du Rapport ITIE portant sur l’année fiscale 2018
A ce titre, les trois (03) collèges du CN-ITIE constitués des membres de la Société Civile, de l’Administration et du Secteur Privé, se sont engagés à l’instar des années précédentes, à rédiger la partie contextuelle du rapport ITIE qui sera publié en octobre 2019.

Par ailleurs, le Comité National ITIE suit avec beaucoup d’intérêt l’actualité nationale relative à l’octroi et aux opérations de cession des blocs Cayar Offshore Profond et Saint Louis Offshore Profond.

Le Comité National ITIE prend acte du débat public en cours et apporte sans réserve leur soutien à tout organe habilité à faire la lumière sur cette affaire.

Le Comité National ITIE rappelle que depuis l’adhésion du Sénégal à cette norme internationale, en octobre 2013, le CN-ITIE a évalué dans les cinq Rapports de conciliation qui ont été publiés, les conditions d’octroi et de cession des licences et des permis miniers et d’hydrocarbures au Sénégal. Ce travail a contribué à l’intégration de l’appel à manifestation d’intérêt pour l’octroi des blocs dans le code pétrolier de 2019.

Le Comité National ITIE précise que l’ITIE n’a pas une vocation d’auditrice visant à établir la matérialité des faits ou à incriminer des personnes mais que sa mission principale est de veiller à la publication régulière de toutes les recettes tirées de l’exploitation des industries extractives ainsi que de tous les paiements versés à l’Etat par les sociétés extractives. Le Comité National ITIE est également chargé de proposer au Gouvernement toutes réformes visant à améliorer la gouvernance du secteur extractif.

Le Comité National ITIE recommande un meilleur encadrement des conditions d’octroi des permis et licences dans le secteur extractif notamment en précisant les critères techniques et financiers à utiliser dans les procédures.

Le Comité National ITIE entend poursuivre les actions de renforcement de capacités des parties prenantes afin de relever le niveau de compréhension du secteur extractif et d’instaurer un débat public constructif.

Le Comité National ITIE informe de la mise en place prochaine du registre public des propriétaires des entreprises extractives en vertu de l’exigence 2.5 de la Norme ITIE 2016. Ladite exigence permet de lutter contre les conflits d’intérêts, le blanchiment de capitaux, la circulation de flux financiers illicites, la corruption et l’évasion fiscale.

Fidèle à sa mission, le Comité National ITIE entend poursuivre ses efforts pour la transparence et la redevabilité sur toute la chaine de valeur des industries extractives.Le Comité National ITIE

EID MUBARAK – MESSAGE DE SON EXCELLENCE MME L’AMBASSADEUR SAFIATOU NDIAYE

EID-MUBARAK

RAMADAN 2019

ÉLECTIONS GÉNÉRALES SUD-AFRICAINES DE 2019

Les élections générales sud-africaines de 2019 ont lieu le 8 mai 2019 afin d’élire les membres de l’Assemblée Nationale de l’Afrique du Sud, ainsi que ceux des assemblées provinciales des neuf provinces du pays. Il s’agit des sixième élections depuis la fin de l’apartheid en 1994.

L’Assemblée Nationale procède peu après son élection à celle du président de l’Afrique du Sud, élu au scrutin indirect pour cinq(5) ans. Le président sortant Cyril Ramaphosa, à la tête du Congrès National Africain au pouvoir est candidat à sa réélection. Son prédécesseur, Jacob Zuma, a démissionné de ses fonctions le 14 février 2018 et ne pouvait pas être candidat pour un troisième mandat, la Constitution Sud-Africaine limitant à deux ceux du président.

Mode de scrutin

La chambre basse du parlement bicaméral de l’Afrique du Sud, dite assemblée nationale, est composée de 400 sièges pourvus tous les cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal avec listes bloquées, à raison de 200 sièges répartis dans neuf circonscription électorales de 4 à 43 sièges correspondant aux neuf provinces du pays, en fonction de leur population, et de 200 sièges restants à pourvoir dans une circonscription nationale unique. Les résultats en pourcentages de voix donnent lieu à une répartition des sièges à la proportionnelle, sans seuil électoral, selon la méthode du plus fort reste et quotient de Droop, puis selon la méthode de la plus forte moyenne pour les éventuels sièges restants.

Les électeurs, âgés de plus de dix huit ans, votent sur un bulletin unique pour le parti de leur choix. Les partis ont la possibilité de présenter une liste nationale ainsi que des listes pour les provinces, dites listes régionales, ou bien uniquement ces dernières. Dans ce cas, le total de sièges obtenu par le résultat d’un parti au niveau national peut être supérieur à celui obtenu par ses seules listes régionales. Des sièges sont alors pris dans le total des sièges nationaux pour être attribués à des candidats des listes régionales, de sorte que la répartition finale peut être différente du ratio 200/200.

Les assemblées des neuf provinces sont composées de 30 à 80 sièges, pourvus selon le même mode de scrutin proportionnel à listes bloquées. Leurs membres élisent à leurs tour pour cinq ans les exécutifs des provinces, ainsi que les membres de la chambre haute du pays, le Conseil national des Provinces à raison de dix conseillers par province, dont obligatoirement le président provincial.

Contexte

L’Afrique du Sud est dans une situation économique difficile : le chômage s’élève à près de 28 %, la croissance est faible et les inégalités raciales toujours importantes malgré la fin de l’apartheid. Le nouveau président Cyril Ramaphosa qui a remplacé en décembre 2017 Jacob Zuma, empêtré dans un scandale de corruption, a mis l’accent sur le redressement économique du pays, première puissance industrielle de l’Afrique.

Lors des élections municipales sud-africaines de 2016, l’ANC avait reçu 55 % des votes, soit un net recul par rapport à ses scores habituels. Les scandales liés à Jacob Zuma ont été mis en avant pour expliquer ce chiffre, et les sondages donnent près de 62 % des intentions de vote à l’ANC depuis son départ.

 

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